jeudi 1 mai 2008

UN AN ,CA SUFFIT!

Les copains d'abord

C'est le "2 poids - 2 mesures" qui domine dans la politique gouvernementale.
D'un côté, pour les "amis", c'est : cadeaux fiscaux de 15 milliards d'euros, cadeaux sur les
cotisations patronales, promesse de ne plus poursuivre les délits économiques des
patrons, suppression de l'impôt sur la Bourse et sur les exonérations sur les stockoptions...
Pour tous ceux-là, il n'y a pas de déficit public, de "trou" de la Sécu. L'Etat peut donner
des milliards.
Mais pour les autres, c'est
« travailler plus, plus longtemps, pour gagner rien »

Depuis 1 an de sarkozysme, nous subissons une politique accentuée (sans complexe !)
de démantèlement de la protection sociale, du droit du travail, de casse de l'Education
nationale et des services publics. Et ça va continuer ! Ils appellent "réforme" la
destruction de toutes les protections que les salariés ont arrachées de longue lutte,
pour en revenir au libéralisme du XIXème siècle !
– la "réforme" de l'assurance chômage, qui réduit les droits des chômeurs, n'est pas une
attaque isolée : une loi sur la "modernisation" du marché du travail, actuellement
examinée au Sénat, contient des reculs gravissimes qui détruisent encore plus les
protections des salariés, chômeurs et précaires
– une "réforme" des retraites qui allonge la vie active sans donner les moyens de faire
respecter le droit au travail pour les "seniors", ni pour les autres.
– une "réforme" de l'Etat, sous couvert de « modernisation de la fonction publique », qui
s'attaque à la notion même de gestion publique des biens collectifs ( hôpitaux,
éducation, universités et recherche... livrés aux intérêts privés)

Coup d'Etat permanent contre la souveraineté populaire
La droite dure étouffe le débat démocratique : ils nous disent «les Français ont choisi et
on ne peut rien faire d'autre». Ont-ils eu une majorité suffisamment légitime pour tout
casser (droit du travail, Sécu, école) ?
Est-ce que cela les autorise à «sortir de 1945, et défaire méthodiquement le programme
du Conseil National de la Résistance » comme l'écrit Kessler, penseur du MEDEF ?
Est-il normal de rallonger la vie au travail des salariés au motif qu'il n'est plus
possible de payer les retraites, quand le pays est beaucoup plus riche qu'à l'époque
où, ruiné par la guerre, il mettait en place la Sécu?
...mais aussi :

EST-IL JUSTE d'instaurer un système de santé à plusieurs vitesses ?
EST-IL JUSTE que les plus démunis aient de moins en moins accès à la justice ?
EST-IL JUSTE que l'on sacrifie la formation et l'ouverture d'esprit de nos enfants?
EST-IL JUSTE que l'on vende des services publics qui nous appartiennent ?
EST-IL JUSTE que l'on détruise le Code du Travail en laissant les salariés sans recours ?
EST-IL JUSTE de faire des cadeaux fiscaux aux riches avec des taxes en plus pour les
autres ?
Pour Sarkozy, les malheurs de la France,
c'est la faute à qui ?
aux sans papiers, aux pauvres et ...à mai 68 !
« Un spectre hante les tenants de l'ordre établi, le spectre de mai 68 ». Pour la France
"bien pensante", Mai 68 est responsable de tous les maux. Sarkozy dit qu'il « doit être
liquidé une fois pour toutes ». Dans cette liquidation, seraient visés non seulement les
droits sociaux, le SMIC et le salaire socialisé mais aussi les avancées démocratiques
obtenues par les luttes.
Il ne faut pas leur laisser le 40ème anniversaire de Mai 1968
Il faut retrouver l'actualité de ce qu'a produit Mai 68 en termes de propositions, de réflexions
politiques que les sociaux libéraux ont largement étouffé : l'autogestion, la planification
démocratique, l'appropriation collective des moyens de production...
Nous opposons à la cohérence – dangereuse – dans les choix qui sont au coeur du
capitalisme contemporain une autre cohérence, plus juste et plus efficace.
Nos objectifs sont le pouvoir des peuples de décider de leur destin et la possibilité pour
chacun-e de vivre dignement et décemment grâce à un développement des activités
humaines n'opposant plus les réalités sociales, économiques, écologiques.
Nos principes sont ceux de l'égalité, de la solidarité et de la liberté, qui font du libre
développement de chacun-e la condition du libre développement de tous.
Nos méthodes sont le respect des biens communs, la garantie des droits individuels et
collectifs, économiques, sociaux, politiques ou culturels et l'appropriation sociale de leurs
instruments nécessaires.
Ce sont la souveraineté populaire et la citoyenneté élargie, que ce soit dans la cité ou dans
l'entreprise ; la mobilisation et la lutte aussi car nous savons que les privilégiés du système
actuel ne voudront pas perdre leurs privilèges. C'est l'égalité entre les femmes et les
hommes et le refus de toute discrimination. En bref, notre méthode est une démocratie
réelle, sociale et participative, où chacun-e participe à part égale au pouvoir, quelle que soit
son origine ou son statut.

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